Se fixer des objectifs pour OSER

Se fixer des objectifs pour OSER

Sortir de sa zone de confort, changer ses habitudes et s’autoriser à gagner en puissance

Oser.
Oser dire non.
Oser changer ses habitudes.
Oser prendre sa place.
Oser ralentir… ou accélérer.

Derrière chaque transformation durable, il y a un objectif clairement posé. Pas un vœu pieux. Pas une bonne intention. Mais un objectif conscient, structuré et engageant, qui nous met en mouvement tout en respectant qui nous sommes.
Se fixer un objectif, ce n’est pas se rajouter une pression de plus.
C’est se donner une direction, reprendre du pouvoir sur sa vie, et sortir progressivement – mais volontairement – de sa zone de confort.
Pour cela, un objectif efficace repose sur cinq piliers essentiels : Positif – Précis – Présent – Personnel – Puissant.
Prenons un exemple simple, mais très parlant :
« Je ne veux plus me laisser bouffer par le temps. »
Voyons comment le transformer en un objectif réellement moteur.

1. Un objectif POSITIF : parler au cerveau le bon langage

Notre cerveau ne comprend pas la négation.
Lorsque tu dis : « je ne veux plus me laisser bouffer par le temps », ce que ton cerveau retient, c’est surtout « bouffer » et « temps qui me mange ».
Résultat : tu renforces malgré toi ce que tu veux éviter.
Formuler un objectif de manière positive, c’est orienter ton attention vers ce que tu veux vivre, créer, ressentir.
Reformulation positive :
« Je veux reprendre le contrôle de mon temps. »
Cela ne signifie pas être naïf ou ignorer les contraintes.
Anticiper les risques est sain : cela permet de se protéger, d’identifier les obstacles et de trouver des solutions.
Mais l’objectif, lui, doit rester formulé dans une énergie constructive et mobilisante.

2. Un objectif PRÉCIS : transformer une intention floue en action concrète

Un objectif flou crée de la confusion.
Et quand c’est flou… on procrastine.
« Reprendre le contrôle de mon temps », c’est inspirant, mais concrètement :
De quoi parle-t-on ?
Combien de temps ?
Sur quoi exactement ?
À quoi saurais-je que j’ai réussi ?
Plus un objectif est précis, plus le cerveau sait par où commencer.
Exemple de clarification :
« Je veux reprendre le contrôle de mon temps en libérant 2 heures par semaine dédiées à des tâches à forte valeur ajoutée (stratégie, réflexion, priorisation). »
La précision transforme une idée en plan d’action.

3. Un objectif formulé au PRÉSENT (et ancré dans le temps)

Le cerveau fonctionne dans l’ici et maintenant.
Un objectif formulé au futur reste souvent… au futur.
Et sans date, un objectif reste un rêve.
Le présent permet l’ancrage.
La date permet l’engagement.
Exemple :
« À partir du 1er juin, je reprends le contrôle de mon temps en bloquant chaque semaine 2 heures non négociables dans mon agenda pour travailler sur mes priorités. »
Dire « à telle date, je… » crée un rendez-vous avec toi-même.
Et ce rendez-vous change tout.

4. Un objectif PERSONNEL : rester dans sa zone de pouvoir

Un objectif efficace dépend uniquement de toi.
Pas du comportement des autres.
Pas de l’organisation idéale.
Pas du contexte parfait.
Cela ne veut pas dire avancer seul.
Cela signifie que l’action t’appartient.
Exemple :
« Je m’engage à planifier et protéger ces 2 heures hebdomadaires, quitte à dire non, à déléguer ou à ajuster certaines habitudes. »
Tu peux bien sûr solliciter des outils, un accompagnement, des ressources, du soutien.
Mais la responsabilité de l’action reste la tienne.
Et c’est précisément ce qui redonne du pouvoir.

5. Un objectif PUISSANT : se connecter à ce que cela t’apporte vraiment

Un objectif tient dans la durée s’il est chargé de sens.
Pour cela, pose-toi la question :
« Qu’est-ce que cela m’apporte ? »
Et recommence.
Encore.
Trois fois. Quatre fois. Cinq fois si nécessaire.
Exemple :
Qu’est-ce que reprendre le contrôle de mon temps m’apporte ?
Plus de sérénité.
Et encore ?
Le sentiment de ne plus subir.
Et encore ?
De la confiance en moi.
Et encore ?
La sensation d’être alignée avec mes priorités.
Et encore ?
Le sentiment de reprendre ma place et ma puissance.
À partir de là, l’objectif n’est plus juste organisationnel.
Il devient identitaire.
Et quand un objectif touche à l’identité, il vaut la peine d’être posé.

En conclusion : un objectif bien posé, c’est déjà un premier pas hors de la zone de confort

Se fixer un objectif, ce n’est pas se forcer.
C’est s’autoriser à changer, à faire autrement, à grandir, à gagner en puissance.
C’est une démarche que j’aborde en profondeur dans les coachings individuels, pour travailler des objectifs alignés, puissants et durables, dans la formation sur la gestion du temps et des priorités, pour reprendre concrètement la main sur son quotidien, et dans les parcours managériaux, où l’objectif devient un levier de leadership, d’autonomie et de performance collective.
Parce qu’oser commence toujours par une décision.
Et cette décision commence souvent par un objectif bien posé.